Webmarketing : Facebook VS Twitter, La Guerre De L’image

Facebook s’impose en leader incontesté du partage de contenu en ligne, mais qu’en est-il de sa crédibilité en matière de webmarketing ? Twitter ou même Google+ sont-ils plus adaptés dans le cadre de la promotion d’une image de marque, et quels publics cibler par conséquent via ces réseaux sociaux ?

Si la grande force de Facebook réside dans sa simplicité d’appropriation et d’usage, cette qualité est également une faiblesse. Aujourd’hui, la firme de Marc Zurckerberg est première sur tous les publics. Elle s’impose sur tous les sites comme un moyen de partager des articles ou une page d’un simple clic. Toutefois, le leader Facebook semble pâtir d’un déficit d’image auprès des quadras et plus…

Plébiscité par les ados et les jeunes, mais relativement boudé par leurs parents, et encore plus par leurs aînés, le réseau social au petit « f » semble parfois trop intrusif en matière de vie privée. Sûrement parce qu’il fut le premier du genre. Les fonctionnalités offertes, notamment l’instantanéité des échanges et leur publication à tous, simple et immédiate, ont fait tomber quelques barrières de la vie privée. Cette rapidité effraie quelque peu les moins jeunes. Les multiples bouleversements de la politique de confidentialité ont laissé craindre le pire à des générations qui restent attachées à une certaine discrétion. Une part non négligeable des plus de 40 ans a préféré ne pas s’y inscrire : Facebook est un monde peuplé de jeunes, avec de nombreux parents surtout venus pour les surveiller (voire les espionner !) et retrouver quelques copains d’enfance. Les premiers consomment beaucoup en direct et consultent en ligne, les seconds détiennent le porte-monnaie. Tous sont touchés par les publicités présentes sur la barre latérale droite, mais un peu trop présentes, celles-ci peuvent écorner l’image du site vers une dérive publicitaire qui agace. Partager sur Facebook touche un large public, mais se révèle plus approprié à certaines cibles bien ciblées, plutôt dans la catégorie des grands consommateurs en ligne. Le webmarketing y tend à se révéler moins qualitatif en terme d’image et de perception du contenu. Il faut donc réellement se dégager du caractère publicitaire et des liens lorsqu’on publie sur Facebook, intéresser par un contenu plutôt qu’être intrusif.

Sur Twitter, c’est différent. La politique des hashtags (#) a impulsé une dynamique de partages des liens, propice au clic ! Le webmarketing est une composante essentielle de Twitter. Le placement de produits y est plus facile, mieux intégré à la politique et au fonctionnement du site. On n’est pas certain que tous les utilisateurs de Twitter en comprennent les rouages, mais ces derniers semblent mieux les accepter que sur le réseau social au petit « f ». Être sur Twitter relève principalement d’un choix assumé pour se démarquer d’une présence sur Facebook qui correspond davantage à un effet de mode. Les adeptes de Twitter sont plus inter-générationnels et sélectifs dans leurs abonnements. Pas besoin de trop ruser pour y faire du webmarketing, on colle à son public. Tant qu’on est capable de l’intéresser pour de bon, en proposant des tweets pertinents, on est à la bonne place.