Une pharmacie sous la Monarchie de Juillet

La devanture de M. Homais et ses réclames

Gustave Flaubert - né à Rouen le 12 décembre 1821[1] et mort à Canteleu, au hameau de Croisset, le 8 mai 1880

Gustave Flaubert - 1821 - 1880

Autre texte célèbre de la littérature française, Madame Bovary de Gustave Flaubert présente un certain nombre de textes décrivant quelques commerces.

Le plus fameux d’entre eux est celui qui présente la devanture de la pharmacie de M. Homais à Yonville l’Abbaye au début de la seconde partie du roman.

« Mais ce qui attire le plus les yeux, c’est, en face de l’auberge du Lion d’or, la pharmacie de M. Homais ! Le soir, principalement, quand son quinquet est allumé et que les bocaux rouges et verts qui embellissent sa devanture allongent au loin, sur le sol, leurs deux clartés de couleur ; alors, à travers elles, comme dans des feux du Bengale, s’entrevoit l’ombre du pharmacien, accoudé sur son pupitre. Sa maison, du haut en bas, est placardée d’inscriptions écrites en anglaise, en ronde, en moulée : « Eaux de Vichy, de Seltz et de Barèges, robs dépuratifs, médecine Raspail, racahout des Arabes, pastilles Darcet, pâte Regnault, bandages ; bains, chocolats de santé, etc. » Et l’enseigne, qui tient toute la largeur de la boutique, porte en lettres d’or : Homais, pharmacien. Puis, au fond de la boutique, derrière les grandes balances scellées sur le comptoir, le mot laboratoire se déroule au-dessus d’une porte vitrée qui, à moitié de sa hauteur, répète encore une fois Homais, en lettres d’or, sur un fond noir. »

Gustave Flaubert. Madame Bovary. Source : www.inlibroveritas.net

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