La devanture au XIXe siècle

La devanture de boutique ou de magasin

« Quoique le mot devanture puisse, comme le mot devant, s’appliquer à la face antérieure de nombreux ouvrages de bâtiment, on l’emploie surtout pour désigner la clôture en menuiserie ou en serrurerie, garnie de vitres ou de glaces, qui fait saillie au-devant d’une boutique ou qui se trouve, mais plus rarement, comprise entre les feuillures d’une baie. Les devantures comprennent toujours le rez-de-chaussée, au bas duquel s’ouvre un châssis éclairant quand il y a lieu le sous-sol et parfois l’étage d’entresol elles se composent d’un soubassement plein, d’une partie largement à jour au-dessus et d’un entablement qui couronne la devanture et dont la frise reçoit les noms des négociants et la désignation de leur commerce.

Les parties vitrées des devantures de boutique étaient autrefois protégées la nuit par des volets séparés ou se repliant à charnière les uns sur les autres, et renfermés le jour dans des caissons disposés sur les côtés de la devanture mais aujourd’hui on remplace fréquemment les volets par des plaques de tôle descendant ou remontant les unes sur les autres ou par un système de fermeture en tôle cannelée pouvant s’enrouler à la partie supérieure, et les caissons, très réduits de largeur dans ce cas, ne servent plus qu’à loger le mécanisme permettant de mettre en mouvement la fermeture de la devanture. Une législation spéciale fixe le mode de construction des devantures de boutique et la plus grande saillie et la plus grande hauteur qu’elles peuvent avoir, ainsi que les droits à payer pour leur établissement ou leur réparation totale ou partielle. »

Charles Lucas.

José Corti
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Source BNF – Gallica

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