Déjà la 5G : avancée ou marketing

La 3G n’est pas encore morte, la 4G encore bien peu présente sur le territoire malgré une campagne marketing jamais vu que déjà les opérateurs téléphoniques pensent à l’avenir. C’est…

Bitcoin : la nouvelle monnaie du futur ?

On en parle : le bitcoin Un nouveau système monétaire pour le moins original, le Bitcoin, intrigue depuis quelques mois le microcosme économique qui jusque là avait semblé ignorer jusqu'à…

Octave Mouret ou le commerce triomphant -1-

A Paris le temple du commerce : le Bonheur des Dames

Dans un Paris mis à ses pieds, Emile Zola décrit le triomphe d’Octave Mouret, l’ancien commis de “Pot-Bouille” à la tête du grand Magasin le Bonheur des Dames.

“Et la force qui balayait tout, l’emportait à son tour, elle dont la venue devait être une revanche. Mouret avait inventé cette mécanique à écraser le monde, dont le fonctionnement brutal l’indignait ; il avait semé le quartier de ruines, dépouillé les uns, tué les autres ; et elle l’aimait quand même pour la grandeur de son oeuvre, elle l’aimait davantage à chacun des excès de son pouvoir, malgré le flot de larmes qui la soulevait, devant la misère sacrée des vaincus.

La rue du Dix-Décembre, toute neuve, avec ses maisons d’une blancheur de craie et les derniers échafaudages des quelques bâtisses attardées, s’allongeait sous un limpide soleil de février ; un flot de voitures passait, d’un large train de conquête, au milieu de cette trouée de lumière qui coupait l’ombre humide du vieux quartier Saint-Roch ; et, entre la rue de la Michodière et la rue de Choiseul, il y avait une émeute, l’écrasement d’une foule chauffée par un mois de réclame, les yeux en l’air, bayant devant la façade monumentale du Bonheur des Dames, dont l’inauguration avait lieu ce lundi-là, à l’occasion de la grande exposition de blanc. C’était, dans sa fraîcheur gaie, un vaste développement d’architecture polychrome, rehaussée d’or, annonçant le vacarme et l’éclat du commerce intérieur, accrochant les yeux comme un gigantesque étalage qui aurait flambé des couleurs les plus vives. Au rez-de-chaussée, pour ne pas tuer les étoffes des vitrines, la décoration restait sobre : un soubassement en marbre vert de mer ; les piles d’angle et les piliers d’appui recouverts de marbre noir, dont la sévérité s’éclairait de cartouches dorés ; et le reste en glaces sans tain, dans les châssis de fer, rien que des glaces qui semblaient ouvrir les profondeurs des galeries et des halls au plein jour de la rue. Mais, à mesure que les étages montaient, s’allumaient les tons éclatants. La frise du rez-de-chaussée déroulait des mosaïques, une guirlande de fleurs rouges et bleues, alternées avec des plaques de marbre, où étaient gravés des noms de marchandises, à l’infini, ceignant le colosse.

Puis, le soubassement du premier étage, en briques émaillées, supportait de nouveau les glaces des larges baies, jusqu’à la frise, faite d’écussons dorés, aux armes des villes de France, et de motifs en terre cuite, dont l’émail répétait les teintes claires du soubassement. Enfin, tout en haut, l’entablement s’épanouissait comme la floraison ardente de la façade entière, les mosaïques et les faïences reparaissaient avec des colorations plus chaudes, le zinc des chéneaux était découpé et doré, l’acrotère alignait un peuple de statues, les grandes cités industrielles et manufacturières, qui détachaient en plein ciel leurs fines silhouettes. Et les curieux s’émerveillaient surtout devant la porte centrale, d’une hauteur d’arc de triomphe, décorée elle aussi d’une profusion de mosaïques, de faïences, de terres cuites, surmontée d’un groupe allégorique dont l’or neuf rayonnait, la Femme habillée et baisée par une volée rieuse de petits Amours.”

Zola. Le Bonheur des Dames
Source “in Libro Veritas”

photo : Ivan Floriani – Fotolia.com

Guirlande publicitaire – guirlande de fanions et plv

La guirlande de pavoisement et la PLV

Le pavoisement trouve son origine dans le vocabulaire de la marine : il s’agissait du résultat et de l’action d’étendre les pavois (l’ensemble des pavillons). Au fil du temps, ce terme s’est répandu pour véhiculer l’idée de l’ornement et des outils permettant de se faire reconnaître.

Cette volonté d’afficher son identité et de se différencier a logiquement trouvé sa place en marketing et en publicité : le visuel est l’élément prépondérant d’une stratégie de communication.

En PLV, il existe une palette d’outils très diversifiés pour permettre aux enseignes de diffuser leurs argumentaires commerciaux auprès du consommateur. Parmi eux, la guirlande est une véritable aubaine pour établir une signalétique efficace sur le lieu vente.

D’abord, la guirlande offre un rapport qualité / prix imbattable, surtout en cette période de crise :

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  • Elle est très économique

Utilisée seule ou en complément d’une opération de PLV plus conséquente, la guirlande est adaptée à tous les budgets. Qu’il s’agisse de lancer un nouveau produit, de faire connaître une action temporaire en magasin ou encore d’annoncer l’installation d’un point de vente, chaque enseigne peut y trouver son compte.

Les délais de fabrication sont courts, et les moyens techniques modernes permettent d’imprimer une quantité de guirlandes qui corresponde à la réalité de l’évènement envisagé.

Ainsi, l’impression numérique est idéale pour les opérations d’évènementiel puisqu’elle peut être mise en œuvre à partir d’une seule pièce, tout en offrant un excellent rendu des photos et des illustrations.

Pour les grandes quantités, c’est l’impression sérigraphique qui sera privilégiée : l’aspect et la tenue des couleurs est alors incomparable, et les prix sont dégressifs en fonction du nombre de pièces imprimées.

Facile à stocker et à transporter, elle ne présente aucune contrainte particulière pour le transport ou l’installation sur le lieu de vente.

  • Elle est personnalisable

Qu’il s’agisse d’une opération promotionnelle temporaire ou au contraire d’assurer la visibilité de la marque sur le long terme, la guirlande peut être personnalisée.

Traditionnellement composée de fanions géométriques, elle se décline désormais dans toutes les tailles et dans toutes les formes.

Quant au choix des matières, il est aussi très étendu : papier, plastique mais aussi tissu sont les supports de l’expression créative des enseignes. Sans oublier les guirlandes lumineuses qui peuvent judicieusement venir compléter le dispositif promotionnel.

En décembre 2008, GDF Suez a ainsi illuminé les Champs Elysées à Paris avec des guirlandes dotées d’ampoules basse consommation dans le cadre de son opération marketing sur Gaz de France Dolce Vita. (1)

Dans le même registre, Samsung lcd a créé une campagne de marketing viral en diffusant une vidéo insolite sur internet : des moutons avaient été habillés avec des guirlandes lumineuses et les chiens de bergers orchestraient les mouvements du troupeau pour créer des figures artistiques… (2)

Cette idée originale illustre parfaitement les tendances à venir pour une utilisation inventive des supports de la PLV traditionnelle. Les produits de PLV peuvent alimenter les médias du marketing alternatif (street marketing, marketing viral…) pour se matérialiser ensuite en magasin.

La guirlande de pavoisement a donc encore de beaux jours devant elle, et ce d’autant plus qu’elle peut aussi se positionner sur le secteur des outils d’une PLV plus écologique. Elle devient alors un des supports de la communication éthique de l’entreprise en matière de développement durable.

Par exemple, les guirlandes en papier sont respectueusement de l’environnement : l’industrie papetière présente un taux de recyclage élevé (75 %) et les vernis, colles et pelliculages sont de plus en plus propres. (3)

  • Elle est utilisable pour l’intérieur ou pour l’extérieur

La guirlande est l’alliée des campagnes promotionnelles in store mais aussi out store (elle peut d’ailleurs être spécialement traitée et certifiée contre le feu).

En extérieur, elle devient un support intéressant car elle va devenir un élément mobile : le vent va donner lui donner du mouvement et attirer ainsi le regard des clients.

La guirlande est aussi un bon média pour informer les clients qu’un évènement temporaire se déroule à l’intérieur du magasin. Autre avantage : elle est visible de très loin !

Sources :

1 – Emarketing.fr (Article «  Gaz de France DolceVita illumine les Champs-Elysées »)

2- Culture buzz ( Article “Samsung présente des moutons lumineux”)

3 – Newsletter Popai novembre 2008

4 – Emarketing.fr

5 – Strategies

Potences pour candélabres : nouvelle gamme

Une nouvelle gamme des potences pour candélabres

De plus en plus de ville ou d’organismes publics utilisent les supports fournis par l’éclairage public pour mettre en place des campagnes d’affichage de bannières ou des signalétiques saisonnières. Trouver un bon support qui permettent une mise en place facile de la bannière ainsi qu’une résistance aux intempéries tout en conservant un rapport qualité prix intéressant n’est pas chose facile.

Je vous présente une gamme de potences intéressante car elle prend en compte les différents éléments énoncés ci-dessus et se décline en plusieurs modèles : gamme de potences pour candélabre STREET ®

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La gamme de potences pour candélabres STREET ® comprend les modèles suivants :

Découvrez sur leur site  toutes ces potences et faites votre choix.

La réclame en 1857

Spécimen d’une feuille de réclame parue en 1857

La feuille de publicité "la Réclame"

La feuille de publicité "la réclame"

Vous trouverez ci-dessous la transcription d’un prospectus de feuille de publicité parue en 1857 proposant ses services pour la diffusion de réclames et publicités. Le modèle ancien des “journaux gratuits” ?


“LA RECLAME

LOCOMOTIVE DU COMMERCE ET DE L’industrie

PROGRAMME DES THEATRES, LITTERATURE, CHRONIQUE, ANECDOTES, commerce, industrie, ARTS ET scienceS

La réclame, cette déesse dispensatrice de a fortune, reine absolue devant laquelle s’inclinent les entreprises les plus vastes, divinité à laquelle nos autocrates financiers doivent leurs millions, nos plus illustres génies leur gloire, la grande majorité des négociants et industriels de tout ordre leur fortune et leur prospérité, n’a pourtant jusqu’à ce jour été accessible qu’au plus petit nombre, par la raison toute simple qu’il fallait la payer au poids de l’or, c’est-à-dire 5 et 6 fr. la ligne.

Il est vrai qu’à ce prix, elle se déguisait à la troisième page de nos grands journaux sous le voile de l’anonyme; il est vrai que la transparence de ce voile l’a mise au rang du charlatanisme, et qu’aujourd’hui elle est reconnue partout comme une affreuse blague à laquelle nul ne croit à cause de son déguisement. Et pourtant, la réclame est, plus que jamais, nous ne dirons pas nécessaire, mais indispensable à tout industriel, commissionnaire, marchand ou producteur de toute nature, mais à une seule condition, c’est qu’elle se produise au grand jour. Le règne de Loyola est fini; ce qu’il faut au public, c’est la vérité en face, évidente pour tous. De même que les vieilles boutiques noires et enfumées de la rue Saint-Denis ont fait place aux magasins les plus riches et les plus élégants, la réclame et la publicité en général, pour être bonnes et fructueuses, doivent être claires, nettes et sincères; en un mot, le public veut que le marchand ou le producteur lui dise : Je vous offre tel article, tel produit à tel prix; venez voir et vous assurer par vous-même.

annonce 1857

Le public ne veut pas de ces articles où un tiers prône telle ou telle maison à 5 fr. la ligne; tout le monde connaît la ficelle et nul n’y croit; ce qui fait que cette publicité ruineuse ne produit rien.

Voilà les motifs qui nous ont engagés à proclamer là réclame en créant cette feuille qui, bien que paraissant tous les jours, distribuée dans tous les cafés et tous les théâtres, avec le programme et de bonnes productions littéraires, telles que Romans, Histoires, Chroniques, Anecdotes, Arts, sciences et industrie, tirée à plusieurs mille exemplaires, offre par conséquent la plus vaste et la meilleure publicité, et à des conditions de prix telles que nul n’a encore osé le faire, savoir :

Article-réclame : 50 centimes la ligne.

Insertions en tous genres, une fois par mois : 50 centimes la ligne

– 10 fois : 30 –

– 30 fois : 20 –

On ne paie rien d’avance, mais seulement sur justification.”

Source : BNF

publicités en 1857

Les Halles, Paris et la charcuterie du “Ventre de Paris” de Zola

Publicité et aménagement d’une boutique à Paris dans la seconde moitié du XIXème siècle

La publicité et la boutique

La nouvelle charcuterie QUENU-GRADELLE présentée par Zola dans « Le ventre de Paris », quartier des Halles.
L’architecte Victor Baltard remporte le concours lancé par la « commission des Halles » qui projette d’édifier douze pavillons couverts de vitrage avec des parois en verre et des colonnettes en fonte. Dix pavillons sont construits entre 1852 et 1872.
C’est le décor que choisit Zola pour son roman « le Ventre de Paris » ; on y trouve outre une description extraordinaire du monde des Halles, la présentation de la charcuterie Quenu-Gradelle qui rassemble les derniers raffinements en matière d’aménagement de lieu de vente.

halles

Les Halles de Paris par Baltard (source Wikipédia)

« Elle faisait presque le coin de la rue Pirouette. Elle était une joie pour le regard. Elle riait, toute claire, avec des pointes de couleurs vives qui chantaient au milieu de la blancheur de ses marbres. L’enseigne, ou le nom de QUENU-GRADELLE luisait en grosses lettres d’or, dans un encadrement de branches et de feuilles, dessine sur un fond tendre, était faite d’une peinture recouverte d’une glace. Les deux panneaux latéraux de la devanture, également peints et sous verre, représentaient de petits Amours joufflus, jouant au milieu de
hures, de côtelettes de porc, de guirlandes de saucisses; et ces natures mortes, ornées d’enroulements et de rosaces, avaient une telle tendresse d’aquarelle, que les viandes crues y prenaient des tons roses de confitures. Puis, dans ce cadre aimable, l’étalage montait. Il était pose sur un lit de fines rognures de papier bleu; par endroits, des feuilles de fougère, délicatement rangées, changeaient certaines assiettes en bouquets entoures de verdure.

C’était un monde de bonnes choses, de choses fondantes, de choses grasses. D’abord, tout en bas, contre la glace, il y avait une rangée de pots de rillettes, entremêles de pots de moutarde. Les jambonneaux désossés venaient au-dessus, avec leur bonne figure ronde, jaune de chapelure, leur manche termine par un pompon vert. Ensuite arrivaient les grands plats: les langues fourrées de Strasbourg, rouges et vernies, saignantes a cote de la pâleur des saucisses et des pieds de cochon ; les boudins, noirs, roules comme des couleuvres bonnes filles; les andouilles, empilées deux a deux, crevant de sante; les saucissons, pareils a des échines de chantre, dans leurs chapes d’argent; les pâtés, tout chauds, portant les petits drapeaux de leurs étiquettes; les gros jambons, les grosses pièces de veau et de porc, glacées, et dont la gelée avait des limpidités de sucre candi. Il y avait encore de larges terrines au fond desquelles dormaient des viandes et des hachis, dans des lacs de graisse figée Entre les assiettes, entre les plats, sur le lit de rognures bleues, se trouvaient jetés des bocaux d’achards, de coulis, de truffes conservées, des terrines de foies gras, des boites moirées de thon et de sardines. Une caisse de fromages laiteux, et une autre caisse, pleine d’escargots bourres de beurre persille, étaient posées aux deux coins, négligemment Enfin, tout en haut, tombant d’une barre a dents de loup, des colliers de saucisses, de saucissons, de cervelas, pendaient, symétriques, semblables a des cordons et a des glands de tentures riches; tandis que, derrière, des lambeaux de crépine mettaient leur dentelle, leur fond de guipure blanche et charnue. Et la, sur le dernier gradin de cette chapelle du ventre, au milieu des bouts de la crépine, entre
deux bouquets de glaïeuls pourpres, le reposoir se couronnait d’un aquarium carre, garni de rocailles, ou deux poissons rouges nageaient, continuellement.

Florent sentit un frisson a fleur de peau; et il aperçut une femme, sur le seuil de la boutique, dans le soleil. Elle mettait un bonheur de plus, une plénitude solide et heureuse, au milieu de toutes ces gaietés grasses. C’était une belle femme. Elle tenait la largeur de la porte, point trop-grosse pourtant, forte de la gorge, dans la maturité de la trentaine. Elle venait de se lever, et déjà ses cheveux, lisses, colles et comme vernis, lui descendaient en petits bandeaux plats sur les tempes. Cela la rendait très-propre. Sa chair paisible, avait cette blancheur transparente, celle peau fine et enrobée des personnes qui vivent d’ordinaire dans les graisses et les viandes crues. Elle était sérieuse plutôt, très-calme et très-lente, s’égayant du regard, les lèvres graves. Son col de linge empesé bridant sur son cou, ses manches blanches qui lui montaient jusqu’aux coudes, son tablier blanc cachant la pointe de ses souliers, ne laissaient voir que des bouts de la robe de cachemire noir, les épaules rondes, le corsage plein, dont le corset tendait l’étoffe, extrêmement Dans tout ce blanc, le soleil brulait. Mais, trempée de clarté, les cheveux bleus, la chair rose, les manches et la jupe éclatantes, elle ne clignait pas les paupières, elle prenait en toute tranquillité béate son bain de lumière matinale, les yeux doux, riant aux Halles débordantes Elle avait un air de grande honnêteté »

Zola : le Ventre de Paris
Source : projet Gutemberg